
Rodolphe, monter une communauté de cyclistes autour de Bordeaux
L'équipe Smatchy
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Rodolphe développe une communauté de cyclistes dans la région de Bordeaux. Il utilise Smatchy pour proposer des sorties à proximité, en s’appuyant sur la communauté Les Bornées déjà présente sur le territoire. Voici comment on s’y prend quand on part de presque rien.
Que construit Rodolphe dans la région de Bordeaux ?
Rodolphe développe une communauté de cyclistes autour de Bordeaux. Il utilise l’application pour proposer des sorties à proximité, en s’appuyant sur la communauté Les Bornées déjà installée dans la région.
L’idée n’a rien de spectaculaire, et c’est précisément pour cela qu’elle fonctionne : des sorties, près de chez soi, ouvertes à qui veut venir.
Pourquoi une sortie vélo se joue-t-elle d’abord sur la proximité ?
Parce qu’en vélo de route, le trajet pour rejoindre le départ est du temps mort. Quarante minutes de voiture avec un vélo dans le coffre pour rouler deux heures, c’est un rapport que peu de gens acceptent chaque semaine.
Une sortie qui part à quinze minutes de chez toi, tu y vas. Une sortie qui part à une heure, tu y vas une fois, puis tu trouves une bonne raison de ne plus y aller. La proximité n’est pas un confort, c’est la variable qui décide si la sortie devient une habitude ou reste une sortie isolée.
Qu’est-ce qu’un groupe apporte qu’une sortie solo n’apporte pas ?
Trois choses concrètes, sans avoir besoin d’invoquer la motivation.
L’abri d’abord. Rouler derrière quelqu’un demande nettement moins d’effort qu’ouvrir la route face au vent. À vitesse égale, un groupe fatigue moins qu’un cycliste seul, ce qui permet à des niveaux différents de rouler ensemble sans que personne ne s’ennuie ni ne s’écroule.
La sécurité ensuite. Un groupe se voit de loin. Un cycliste seul sur une départementale, beaucoup moins.
Le rendez-vous enfin. Une sortie prévue avec d’autres a une heure, un lieu et des gens qui t’attendent. Une sortie solo se reporte au dimanche suivant sans que personne ne le remarque, et c’est exactement comme cela qu’un vélo finit par prendre la poussière.
Comment une communauté existante sert-elle de point de départ ?
C’est le point que beaucoup ratent. Créer une communauté à partir de zéro est très difficile, parce qu’une première sortie sans participant décourage l’organisateur avant même que le projet n’existe.
S’appuyer sur une communauté déjà constituée change complètement la donne. Les Bornées rassemble des pratiquantes et des pratiquants de vélo et de triathlon partout en France. Une sortie publiée dans ce cadre ne part pas de rien : elle part d’un noyau de gens qui roulent déjà, et ce noyau fait venir les suivants.
Le premier cercle amène le deuxième. C’est vrai de toutes les communautés sportives, et c’est la seule méthode qui ait jamais vraiment fonctionné.
Combien faut-il de monde pour qu’une sortie existe ?
Trois. À deux, c’est une sortie entre amis, et s’il y a un désistement il ne reste rien. À partir de trois, le groupe survit à une annulation, l’abri commence à jouer, et les conversations changent de nature parce qu’elles ne dépendent plus d’une seule personne.
Vise trois, accepte huit, et au-delà de douze, coupe en deux groupes par allure. Un peloton trop large sur une route départementale n’est agréable pour personne, et surtout pas pour les voitures qui le croisent.
Comment proposer ta première sortie près de chez toi ?
Choisis un point de départ facile à trouver et où l’on peut se garer. Annonce une distance, un dénivelé et une allure moyenne, les trois, sinon les gens ne savent pas s’ils ont le niveau et ne viennent pas. Fixe un jour et une heure, et n’en bouge plus pendant deux mois.
Publie la sortie dans l’application pour que des gens que tu ne connais pas encore puissent la trouver. Puis recommence la semaine suivante, même si vous n’étiez que trois.
